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Ville d'affaires et de traditions
Hong-Kong est située au sud-est de la Chine continentale, dans
le havre de la Rivière des Perles, qui traverse la grande ville
portuaire de Canton (Guangzhou) plus au nord. Ce nom est une anglicisation
de l’appellation cantonnaise du lieu, signifiant plus ou moins “le
port aux parfums”, prononcé très différemment
en mandarin : Xiang Gang.
Aujourd’hui, le nom recouvre l’ensemble des territoires progressivment
cédés à la Couronne britannique au milieu du XIXe siècle,
après les Guerres de l’opium : l’Île de Hong-Kong
à proprement parler, la péninsule de Kowloon, les Nouveaux
territoires, et les petites îles avoisinantes.
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Hong-Kong n’évoque le plus souvent que des images de
gratte-ciels et de rues bourdonnantes, grouillantes, enfumées,
aux enseignes lumineuses et multicolores ; et il suffit de passer cinq
minutes au cœur d’un quartier comme celui de Mong
Kok, à n’importe quelle heure du jour ou de la
nuit, pour comprendre que tout cela existe bel et bien. Mais la ville
elle-même est intensément concentrée le long de quelques
grandes artères : le territoire de Hong-Kong est recouvert à
près de 55 % de forêts. En une heure, on peut s’extraire
d’un immense centre commercial pour se rendre sur une petite plage
de sable
fin cernée par la jungle...
Dans cette ville au climat semi-tropical, les appareils à air conditionné
bourgeonnent sur tous les murs, changeant la touffeur extérieure
en une brise mécanique aux tendances polaires à l’intérieur
des bâtiments de verre et d’acier. Pendant ce temps, de l’autre
côté de la péninsule de Kowloon, la foule se presse
dans les boutiques exiguës de matériel informatique, agglutinées
entre elles à Sham Shui Po ; plus loin encore, quelques touristes
médusés reprennent leur souffle en dégustant l’une
des nombreuses spécialités culinaires locales...
Et à trois quarts d’heure de train : Shenzhen, autrement
dit le continent chinois, et la vie moins chère.
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La ville
Bulle capitaliste de sept millions d’habitants, lentement assimilée
par une “mère patrie” de moins en moins portée
sur le communisme, ancienne colonie britannique culturellement très
chinoise, territoire non démocratique ivre de libertés individuelles,
Hong-Kong est un passionnant terrain d’étude pour qui s’intéresse
un tant soit peu à la géopolitique contemporaine ; nombreuses
sont les “légendes urbaines” attestant de la crainte
diffuse de la population envers le géant qui a repris la ville
sous son aile en 1997.
L’île de Hong-Kong est le cœur économique du territoire,
où se dressent des tours extravagantes appartenant aux plus grandes
banques du monde ; c’est aussi où vit la population la plus
aisée, dans les “Mid-Levels” de l’ouest. De l’autre
côté de Victoria Harbour s’étend la péninsule
de Kowloon, dont certains quartiers tel celui de Mong
Kok sont parmi les plus densément peuplés au monde,
creusets multiculturels où déambule le monde entier. Plus
au nord s’étendent les vastes Nouveaux territoires, très
boisés, où se nichent encore de petits villages de pêcheurs,
à une centaine de kilomètres à peine du centre-ville
; tout autour enfin, une myriade d’îles petites et grandes
(telles Cheung
Chau, Tung Ping Chau, taillées pour le touriste ou envahies
par la jungle.
Miette de terre aux confins de l’orient et de l’occident,
Hong-Kong est un cocktail stimulant de modernité acharnée
et de valeurs traditionnelles, de nature sauvage et de culte de l’argent.
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Argent
C’est bien l’un des mots qui viennent en premier à
l’esprit lorsque l’on parle de Hong-Kong, hélas ; la
ville semble un peu trop souvent dédiée corps et âme
à la suprématie du portefeuille. Cela se ressent aussi bien
dans le coût de la vie que dans les orientations universitaires
très “financières” (comptabilité, management…)
de la plupart des étudiants locaux, par exemple.
Il y a des secteurs où les prix de Hong-Kong sont comparables à
ceux de Paris, dans le logement en particulier. Mais l’habitude
aidant, il est facile de s’adapter et de savoir bientôt où
manger, où s’habiller, aller au cinéma… pour
des sommes raisonnables.
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Langage
| La langue parlée à Hong-Kong est le cantonnais. C’est
l’une des langues chinoises les plus éloignées linguistiquement
du mandarin, langue de Beijing, langue officielle du pays, si bien que
cette dernière est, paraît-il, aussi difficile à apprendre
(ou du moins, à parler) que l’anglais pour les gens de Hong-Kong.
Suivre des cours de cantonnais est indiscutablement une bonne idée
(même si c’est aussi une décision courageuse) : dans
sa grande majorité, la population maîtrise l’anglais
assez mal. Il est possible de se débrouiller la plupart du temps
si l’on parle un peu de mandarin, même si la reconnaissance
des caractères écrits peut s’avérer problématique,
Hong-Kong utilisant la graphie traditionnelle de ces caractères,
à la différence du continent chinois.
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Boire et manger
Hong-Kong regorge de spécialités culinaires extrêmement
appétissantes, souvent cuites à la vapeur dans de petites
boîtes en bambou ; mais la ville est si cosmopolite que l’on
y trouve aussi pléthore de restaurants italiens, français,
indiens, américains… dont les prix sont cependant plus élevés.
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La ville est si concentrée que dans le centre, on n’a généralement
besoin que de couvrir d’assez faibles distances pour se rendre d’un
endroit à l’autre ; de nombreux “trottoirs suspendus”
enjambent les routes, et passent d’un centre commercial à
l’autre (!). Il n’y a plus qu’à suivre les flèches
(la plupart des indications sont en anglais et en chinois).
En revanche, mieux vaut abandonner tout espoir de conduire soi-même
une voiture : c’est ici un véhicule cher, encombrant, impossible
à garer. On peut héler l’un des innombrables taxis
qui sillonnent la ville, mais ils peuvent eux aussi devenir ruineux assez
rapidement.
Heureusement, le système de transports en commun est un modèle
du genre. Le métro (MTR), bien développé, est un
véritable choc lorsque l’on est habitué à la
vie parisienne : rapide, aéré, moderne et surtout très
propre, quiconque est pris à manger à bord ou a salir le
wagon est passible d’une amende de près de 500 euros…
Il est complété par plusieurs lignes de KCR (Kowloon-Canton
Railways) qui vous emmènent dans les zones les plus reculées
du nord, et jusqu’à la frontière avec le reste de
la Chine.
Enfin, de nombreux bus circulent d’un bout à l’autre
de la ville, jour et nuit. Encore moins chers que le métro, leurs
trajets sont cependant plus difficiles à déterminer pour
le néophyte, étant donné qu’ils sont la propriété
de différentes compagnies concurrentes, qui refusent toujours de
publier une synthèse de leurs trajets respectifs.
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Dorian cavé© Azureva.com
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