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Accueil > France > Provence > Corridas et Ferias : la culture du Taureau Corridas et ferias
La culture du taureau
| Pratique barbare pour les uns, tradition inhérente à
la culture camarguaise et espagnole pour les autres, ils sont rares ceux
que la corrida laisse indifférents. Faut-il la conserver car précisément
c’est une tradition ? Ou au contraire interdire ce qui est le plus
souvent la lente et violente mise à mort d’un animal ? Les
réactions sont extrêmes quand on évoque le sujet.
J’essaierai cependant de le traiter le plus objectivement possible
: il ne s’agit pas de dire que la corrida est une bonne chose mais
plutôt de vous informer sur ce thème qu’on le veuille
ou non important pour la culture provençale et surtout camarguaise.
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Comprendre les termes de la corrida
| La corrida suit un rituel très codifié dont
il faut connaître les étapes pour mieux comprendre le spectacle
:
- le matin avant la corrida, c’est le sorteo : tirage au sort des
taureaux entre les matadors.
- Les taureaux sont ensuite menés aux cellules individuelles où
ils restent jusqu’au début de la corrida : c’est l’apartado
- Puis la corrida en elle-même commence par le paseo, défilé
de tous les participants : matadors (« tueurs »), peones («
paysans ») et picadores (« piqueurs »), au son d’un
paso doble, en France le plus souvent l’air du torero de Carmen.
- Les peones font courir l’animal, puis c’est le tercio de
piques – les picadores piquent le taureau pour le calmer. Enfin
intervient le matador, avec ses banderilles, des bâtons de 70 cm
qu’il doit planter dans le cou du taureau. Ce sont ensuite les passes
avec le fameux tissu rouge et la muleta, bâton de 50 cm, ponctuées
de « olé ». Et enfin, la mise à mort…
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Les âmes sensibles qui ne souhaitent pas voir ce spectacle pourront
préférer celui de la course camarguaise, nettement moins
violent : le taureau est lâché dans l’arène
avec une cocarde accrochée à ses cornes par des fils de
laine; les razetteurs doivent s’efforcer de récupérer
celle-ci, puis les fils. Ils doivent faire preuve d’une grande agilité
et d’une fine connaissance de l’animal. En saison, il y a
une course camarguaise chaque semaine aux arènes d’Arles. Les taureaux sont parfois lâchés
dans les rues de la ville, lors de l’encierro. Attention : chaque
année la plupart des blessés sont des touristes imprudents…
Lors des ferias, on peut également assister à l’abrivado
: regroupement des taureaux dans les élevages (manades) par les
gardians (« cow-boys » camarguais).
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Où voir des corridas ? Les ferias
| La saison des corridas en Provence s’ouvre avec
la feria d’Arles, à Pâques et se termine en septembre
par la feria des Vendanges de Nîmes.
La plus importante a lieu à Nîmes à la Pentecôte
: près d’un million de visiteurs. Entre temps on peut voir
des corridas dans ces deux villes, et dans les plus petites arènes
des Saintes-Marie-de-la-Mer ou
Saint-Martin-de-Crau.
Même si on n’est pas pour la corrida, la feria reste une fête
populaire conviviale : les bodegas, ces bars temporaires en plein air
s’installent dans la ville et la fête envahit les rues. Attention,
de conseil d’Arlésien, c’est aussi le moment où
les pickpockets sont les plus nombreux, et il y a chaque année
des agressions et des bagarres, l’alcool qui coule à flot
aidant. Et inutile d’espérer goûter à un plat
un tant soit peu provençal ou même savoureux dans un restaurant
à cette période : tous servent la même paella réchauffée.
Une fois prévenus, vous pouvez profiter de l’ambiance et
de la musique et faire la fête jusqu’au bout de la nuit.
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Informations pratiques
Hélène DE JAHAM © Azureva.com
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