 |
Accueil > Espagne > Espagne, 24 heures à Madrid, le quartier gay 24 heures à Madrid (2/3)
Le gay Madrid
 |
Dans le quartier de Chueca se trouve le gay district et tout ce que
ça implique. Attention ça va chauffer dans les bermudas.
Je me promène alors au hasard des rues et la chance m'accompagne
puisque je rentre au le LL Bar (11 Calle Pelayo). Une ambiance de psychopathe,
pas de chaises, pas de place, pas d'air, des serveurs souriants qui hurlent
les commandes. Mais exceptés les risques de surdité et d'asphyxie,
voilà un lieu résolument hétéroclite (et pas
seulement gayroclite). Ce qui m'a séduite d'emblée, c'est
de ne pas me sentir dans un lieu communautaire auquel seuls ceux appartenant
au club auraient accès. Mais le clou du spectacle, c'est justement
le spectacle. Une troupe de transformistes fascinants et tous plus poilants
les uns que les autres. Un sens de la scène et de la dérision
épatants, au point que je pleurais de rire sans parler cependant
un mot d'espagnol.
|
Après ce petit échauffement et toujours sur les conseils
d'un habitant local craquant (mais là vraiment aucune chance, je
suis à voile et lui à vapeur), je fais route vers le Black
& White. Comme j'ai un sens de l'orientation inné (je suis
de sexe féminin), je demande mon chemin 200 m plus loin. Et là,
c'est le drame, tout s'enchaîne. Je fais alors la connaissance de
David, habitant à Madrid, et d'une de ses amies de New York, Joana.
Etant d'un naturel attachant et sympa (y a trop d'gens qui m'aiment),
ils me proposent d'aller boire un verre et j'accepte au risque de mettre
en péril mon carnet de voyage. Je me fais entraîner au Why
Not (déco chic et rococo). Les gens ne se la racontent pas et c'est
donc vraiment caustique. L'appartenance sexuelle de la population est
plus mixée et l'atmosphère déchaînée.
Je déguste mon verre de gin tonic et le garçon qui ôte
son T-shirt sur le bar, ou plutôt à qui deux exquises jeunes
filles le retirent. C'est à regret, mais le gosier étanché,
que je quitte le Why Not pour retourner à ma destination d'origine.
|
 |
 |
3h30, arrivée au Black & White (34 calle Libertad). Environ
300 hommes et 3 filles, plus les hommes habillés en fille. Un environnement
plus trash mais toujours aussi truculent. On sent que les mecs sont venus
chiner mais ce n'est pas pour autant qu'ils ne vont pas s'éclater.
Perruques rouges, murs zébrés et gogos dancers sont à
l'honneur. Décidément la foule madrilène est d'une
constance sur l'échelle de la sympathie à faire sauter la
cagnotte. Ils réveilleraient un mort et d'ailleurs ils l'ont fait
puisqu'il est déjà 5h00 et que je n'ai pas dormi depuis
bientôt 2 jours. Je vais donc me coucher, tandis qu'ils commencent
à peine la soirée, en me promettant de les suivre la prochaine
fois…
|
>>> Lire la suite du reportage
Azureva.com © Manon du Breuil
Notre reportage vous a plu, vous souhaitez compléter une info ou partager un bon plan avec les internautes : Ajoutez vite votre commentaire !
|
 |
|
 |