Des centaines de jeunes vendeurs arpentent les rues de la Havane
et proposent des cigares, des journaux, des fleurs, cirent les chaussures,
aiguisent les couteaux...
Cuba, et tout particulièrement La Havane, vit aujourd'hui dans une immense
pénurie (marché noir en dollar, cartes de rationnement, prostitution...).
Même si la Libreta assure le SMIC alimentaire à chaque Cubain, manger
est la première préoccupation de la majorité des Havanais. Sans Libreta,
carte de rationnement qui impose des restrictions sur l'huile, le riz,
le café... il n'est pas possible de vivre.
Avec l'équivalent de 15 dollars pour unique salaire mensuel, il est difficile
de vivre tous les jours, de payer le logement. Alors Cuba est devenue
la capitale de la débrouille et de l'invento, un mode de vie où il faut
resolvar, résoudre tous les problèmes du quotidien.
La "Période Spéciale" décrétée par l'État - un especial prévu pour 5 ans
mais qui dure depuis 1991 - est toujours en vigueur, tout comme le blocus
américain et la faillite de l'empire soviétique qui a coupé les vivres
de l'internationale socialiste. La vie des Cubains est donc rythmée par
les contraintes de la pénurie : manque de produits de première nécessité
et surtout alimentaire, coupures d'électricité, restriction sur l'essence...
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Avec l'arrivée des touristes, les Cubains ont appris à vivre avec
des pesos en poche et à espérer en dollars. L'arrivée massive des
touristes a fait venir dans ses soutes le dieu Dollar et sa possession
a été légalisé pour les Cubains le 26 juillet 1996. Des trois monnaies
du pays : le Peso, le Peso convertible et le dollar, seuls les billets
verts circulent maintenant sur l'île.
En conséquence : la vie est chère pour le touriste ! En une semaine
pas moins de 100 dollars par jour, pour un couple qui se contente
de manger du poulet et du riz, dormir une nuit dans la voiture, ramener
des souvenirs avec parcimonie... sont nécessaires pour vivre sans
luxe (hors frais d'avion et location de voiture). |
Sur l'ensemble du territoire cubain et de ses villes, on propose aux étrangers
des cigares, des chambres chez l'habitant, Casas particulares, des restaurants
clandestins, paladares et des ravissantes jeunes filles de compagnie même
si le tourisme sexuel n'est pas manifeste dans les rues et sur le Malecon
de La Havane... En fait, les hommes sont davantage mis à contribution
par les jeunes et moins jeunes femmes célibataires ou mariées qui viennent
spécialement d'Espagne pour assouvir leurs besoin de romance et de câlinerie.
L'ambiance est donc très agréable. La musique cubaine est spécialement
concoctée pour les touristes installés aux terrasses. Les enfants investissent
l'espace public pour jouer sous le regard des anciens qui scrutent le
passant.
Chaque
rue ou édifice devient en journée le théâtre d'un spectacle permanent.
Un lieu idéal pour les touristes. Ceux-ci n'ont pas à craindre pour leurs
biens et personnes. Les potentiels délinquants sont dissuadés car, même
au moindre larcin, ils risquent une peine souvent démesurée avec les lois
et sanctions cubaines qui les conduisent rapidement à l'ombre ou en "maison
d'éducation" pour quelques décennies. D'ailleurs, la Police veille en
nombre puisque chaque trottoir, chaque coin de rues, est arpenté en continu
par un agent très soucieux de la sécurité des étrangers sur son espace.
Sur une place, ils surveillent par dizaine. Au début, ça impressionne.
Ensuite, on s'habitue.
Pour le reste, le niveau culturel et éducatif de la population est exceptionnel.
Les jeunes comme les adultes et moins que les anciens possèdent une culture
encyclopédique et une curiosité naturelle. Chaque enfant est scolarisé
dès l'âge de cinq ans et jusqu'à dix-sept. Au-delà, le choix entre les
hautes écoles et l'université est offert. Les moins studieux vont à l'armée.
Contrairement à ce qu'indique la propagande, le système de santé est obsolète.
Les soins dans les hôpitaux en piteux état sont dispensés dans des conditions
d'insalubrité digne du moyen âge. Les médicaments de base (en particulier
pour les maux de ventre et de tête), seringues et gants stériles... n'existent
pas. N'hésitez pas à en apporter pour votre séjour.
Dans ce contexte économique anarchique, le marché noir et la débrouille
se développent. Certains gagnent en une semaine le salaire d'une année
payée par l'État.
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L'avis des internautes
Le mercredi 07 novembre 2007 à 01:52, par Phany
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