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Habanera.
Danse du début du XIXe siècle qui devient la forme de poèmes humoristiques
et ironiques. Une des plus célèbres habaneras est La Paloma, composée
par l'espagnol Sebastien Iradier, avec celle de Carmen.
Irakere.
Groupe cubain exemplaire, laboratoire de la fusion entre le son , les
rythmes afro-cubains, le jazz, ou le funk, auréolé de gloire suite à ses
fréquentes tournées mondiales. Les plus grands virtuoses de l'île ont
joué dans Irakeré. Chucho Valdes, le pianiste, a composé l'album de référence
Misa Negra. Mais pour avoir une idée de leur excellence sur scène, écoutez
aussi l'album Felicidad, Live at the Ronnie Scott's (1989/90).
La Havane.
Capitale de Cuba (2 100 000 habitants en 1997). Chaudron
où bouillonne la musique cubaine. Perle du socialisme tropical, avec ses
vieilles façades à l'architecture espagnole et ses vieilles voitures américaines.
Creuset où fermente toute l'incroyable richesse de la culture cubaine,
dans les domaines de la danse, du cinéma, de la littérature, du sport.
Les Cubains ont bénéficié, depuis 1959, de l'enseignement des meilleurs
professeurs et maîtres de l'ex-Union soviétique. Si l'on peut déplorer
l'absence d'élections libres sur place, ainsi que les restrictions dues
au blocus américain, Cuba reste un fier exemple d'indépendance pour tous
les pays d'Amérique latine, dans leur lutte contre l'impérialisme. Descendu
des montagnes, le son montuno a trouvé sa place à la Havane, avant d'envahir
le monde.
Latin Jazz.
Jazz interprété avec des rythmes et des percussions afro-cubaines,
sur des harmonies venues de toute l'Amérique latine. Les plus célèbres
standards sont Perdido, Caravan, Manteca, Con alma, Saint Thomas, Little
suede shoes, Tico Tico, Afro Blue, etc.
Lucumi.
À Cuba, on appelle Lucumi ou Nagos les Yoruba. Vient de l'ancien terme
Ulkumy (XVIIe siècle).
Mambo.
Contrairement au son et au danzon dont il dérive, le mambo réussit
à s'exporter sur toute la planète. Né à Cuba, il s'est développé à New
York, inspiré par les grands orchestres de jazz. Sa musique se danse en
couple. "Mambo" d'Orestes Lopez, c'est le titre du premier danzon "nuevo
ritmo" de l'orchestre d'Antonio Arcano. Son apparition date de 1947 avec
le titre "Qué rico el mambo" de Damaso Perez Prado.
Maracas.
Instruments légués par les Indiens et constitués de calebasses, avec des
graines à l'intérieur, dont les manches sont de courts bâtons. "Les seuls
instruments d'origine aborigène qui ont subsisté sont les maracas et le
guiro, idiophones semblables à d'autres idiophones qui existent en Afrique
et que pour cette raison les noirs amenés à Cuba adoptèrent aisément."
(Alejo Carpentier)
Machito.
Frank "Machito" Grillo, chanteur et joueur de maracas, a formé
dans les années quarante un big band de salsa avec son directeur musical
Mario Bauza, qui a pu enregistrer avec Charlie "Bird" Parker, Dizzy Gillespie,
Flip Phillips ou Alfredo "Chocolate" Armenteros. Il a obtenu un Grammy
Award pour son premier disque chez Timeless en 1982.
Marimbula.
Variante de la sanza africaine, c'est une grosse caisse de bois dotée
de lamelles métalliques, que l'on fait vibrer avec les doigts.
Moré Benny.
El Benny (1919-1963), sans nul doute l'un des plus célèbres
chanteurs de son et musiciens de la musique cubaine. Le Carlos Gardel
de la musique cubaine. Il figure dans le court-métrage "Salut les Cubains"
tourné par Agnès Varda.
Miami.
Avec La Havane et Santiago de Cuba, Miami complète le triangle d'or de
la musique cubaine avec des labels comme la SAR fondé par Roberto Torres,
Crescent Moon fondé par Emilio Estefan et les nombreux artistes qui s'y
sont exilés : Gloria Estefan, Willy Chirino, Israel "Cachao" Lopez...
Mozambique.
Style rythmique crée dans les années soixante par Pedro Izquierdo, surnommé
Pello el Afrokan. C'est une musique de carnaval jouée à l'origine seulement
par des percussions. Mais Eddie Palmieri l'a popularisée pour la salsa
nord-américaine en la jouant dans ses ensembles.
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