|
A, B, C,
D,
E,
F,
G,
H,
I, J, K, L , M,
N, O, P, Q, R,
S, T, U, V, W, X, Y, Z
Danzon.
Danse à figures héritées de la quadrille, du rigodon, la gavotte, le menuet
et de la contredanse française apportée par les Français d'Haïti émigrés
à la fin du XVIIIe siècle et métissée aux rythmes africains (country danse
en anglais) Comme la contredanse, ancienne danse de cour, le danzon se
danse en couple mais laisse davantage de place à l'improvisation. Le danzon,
genre musical comme toute musique à danser est né à Cuba le 1er janvier
1879 avec Miguel Failde qui interprète sa composition Alturas de Simpson
à Matanzas. Il s'est développé au milieu du XXe siècle sous les formes
connues du mambo et de son dérivé le cha cha cha. Par rapport à la contradanza,
le danzon propose des parties plus variées, ce qui permet la nouveauté
pour les pas de danse. Rythmé par le güiro, calebasse évidée et striée,
frottée par une baguette, le danzon est joué avec un orchestre qui se
compose de violons, instruments à vents et des pailas, deux petites cymbales.
À la fin du XXe siècle, les cuivres laissent la place à la flûte de bois,
et le piano apparaît dans l'orchestration. De grands compositeurs américains
- Gershwin, Bernstein - ont intégré le danzon dans leurs œuvres. Parmi
les orchestres de bals consacrés au danzon on trouve notamment celui du
pianiste Antonio Maria Romeu. Le Danzonete introduit dans le danzon une
partie chantée accompagnée d'un güiro traditionnel, une autre avec des
maracas et l'apparition d'un chanteur ou d'une chanteuse, telle Paulina
Alvarez.
Descarga.
Séance d'improvisation (comme les jam-sessions du jazz, bœuf
en français) à l'image des prestations des Fania All Stars, allant jusqu'à
trente musiciens se passant le relais sur une même scène. Les meilleures
descargas ont été enregistrées autour du contrebassiste Israel "Cachao"
Lopez.
Eleggua.
Dieu yoruba qui garde les accès des routes et des carrefours, il est le
maître des chemins et le messager d'Olofi (Esprit Saint). Chaque cérémonie
de la santeria commence par une offrande à Eleggua.
Espagne.
Autre berceau de la musique cubaine, outre l'Afrique, pour les
chants, l'harmonie, les modes, le cante jondo, la poésie, etc.
Filin.
Du terme anglais feeling est une musique née dans les années cinquante,
qui, comme le boogaloo, le shing a ling ou la pachanga, fait la synthèse
entre les rythmes cubains et les standards de jazz. Son standard est la
chanson de José Antonio Mendez "La Gloria eres tu", créée en 1946.
Guajira.
Le roi de la Guajira est sans conteste Guillermo Portabales, mort en 1971,
et son "El carretero", sorti chez Night & Day. Elle dépeint
la vie des paysans, guajiros autour de Cienfuegos. La guajira s'accompagne
souvent à la guitare pour parler d'amour ou évoquer la beauté de Cuba.
Portobales crééra la gajira de salon plus élégante. Ses reines se nomment
Radeunda Lima, Carmelina Barberis, Carmen Flores, également souveraine
de la guaracha. "La guajira es el blues del campesino" (Ray Barretto).
Guaguanco.
Forme la plus répandue de la rumba. Sur un tempo rapide de tambours, l'interprète
lance un appel, la diana. Ensuite le soliste propose une introduction
que le chœur reprend. Chants et percussions développent alors un dialogue
polyrythmique. Choristes et chanteurs forment un demi-cercle devant lequel
on danse toujours en couple. C'est un rituel amoureux où les mouvements
du bassin sont sexuels.
Guantanamera.
Le monde entier connaît le nom de Guantanamera alors que la ville de Guantanamo
ne figure sur pratiquement aucun circuit touristique. Cette ville qui
puise son nom d'un terme indien signifiant "terre fertile entre rivières"
est avant tout connue pour sa base militaire concédée aux Américains en
1903 et qui abrite 2 500 hommes sur 100 km2. C'est surtout avec "Commandante
Che Guevara", l'une des deux chansons que l'on ne peut pas ne pas entendre
en allant à Cuba. Élément du patrimoine populaire cubain, elle fut composé
à la fin des années trente par Joseito Fernandez, animateur radio tombé
amoureux d'une paysanne de la province de Guantanamo. Sa version originale,
il la diffuse en 1929 comme jingle de son émission radiophonique. Ce n'est
qu'à la fin des années cinquante que le musicien Hector Angulo lui ajoute
les paroles de "Versos Sencillos", empruntées au poète révolutionnaire
José Marti. Son succès planétaire attendra l'interprétation du chanteur
de folk américain Pete Seeger qui l'interprète au festival de Newport
en 1963, avec un banjo.
Guaracha. Chanson paillarde et satirique, drôle et divertissante, qui
illustre souvent l'hostilité envers la conquête espagnole.
La guaracha désigne aussi une danse enlevée, caractérisée
par des mouvements de hanche.
Guiro.
Calebasse striée, séchée et évidée que l'on frotte avec une baguette.
Habanera.
Danse du début du XIXe siècle qui devient la forme de poèmes humoristiques
et ironiques. Une des plus célèbres habaneras est La Paloma, composée
par l'espagnol Sebastien Iradier, avec celle de Carmen.
|