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Le culte des fontaines remonte dans l'occident celtique à
la vénération que lui portaient les druides, maîtres
de l'eau et de l'enfer
Capables de guérir comme de
féconder, ces thérapies paysannes reçurent
rapidement des protecteurs chrétiens.
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Toutes situées à l'ouest d'une ligne Mont-Saint-Michel
Donges, les fontaines semblent s'inscrire dans les limites
exactes de la présence bretonne du haut - moyen âge.
En Cornouaille comme dans le Léon on en dénombre
(même si aucun recensement officiel n'existe) près
de deux milles.
Des plus humbles à peine empierrées, à
d'autres monumentales, associées à une chapelle
ou sous le patronage d'une église elles sont généralement
sacrées, ou au moins douées de pouvoirs divers.
Chacune a sa spécialité, coliques, fièvres
; un saint, une sainte ajoutent fréquemment ses "
compétences " comme Sainte Brigitte (et la vierge)
pour l'obtention d'un lait maternelle abondant. On peut estimer
que certaines de ces fontaines furent tout d'abord païennes.
Toutefois on en édifia de plus chrétiennes,
et en grand nombre, dès le 17è siècle.
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En 1957, Thomas-Lacrois (Fontaines Sacrées- éd.
Le Doari. Châteaulin) divise en trois groupes les rites applicables
à ces édifices sacrés :
la guérison, surdité à Meslan (st Diboan),yeux
à Limerzel (St Clair) ;
la divination comme à la fontaine de Bodilis ;
la protection du bétail (patrons : Corneli, Herbot, Nicodeme
),pour
les chevaux on leur préfère St Eloi et Hervé.
Quelques fontaines se distinguent techniquement comme les sources
jumelles de St-Gilles-Pligeaux ou celle jaillissant dans l'église
même à Saint-Adrien près de Baud. Quelques-unes
sont aujourd'hui équipées de pompe à main,
progrès oblige ou d'un moteur lorsque les visiteurs sontnombreux
(Sainte-Anne d'Auray.)
Les fontaines de nos villes ne sont-elles pas à leur tour
l'endroit préféré de nos effusions
païennes.
Pirmil
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